"Mourir... ou devenir ville" de Julien Annart et Georgios Maillis dans Les cahiers du jeu video n°3, éditions Pix'n Love, Paris, 2010, p. 106-121

"Ca y est, le troisième volume des Cahiers du Jeu Vidéo est disponible à la vente et sera dans toutes les bonnes crèmeries d’ici quelques jours. Le thème est cette fois-ci très large et on l’espère plus fédérateur que les deux premiers tomes dédiés à la guerre et au foot : les légendes urbaines (ou la ville pour simplifier).

Comme toujours il n’est pas parfait, mais tous les contributeurs y ont mis de la passion, de la hargne, de l’inspiration. Si je poste sur ce blog, c’est que je sais que beaucoup de fans de Pix’n Love lisent les Cahiers mais pas tous, et que pour ceux qui ne nous connaissent pas encore – et hésitent à nous lire, ce numéro est sans faute possible celui qui leur conviendra le mieux.

Pour notre plus grand plaisir, deux hérauts du retro-gaming y participent (Laurent Roucairol, co-fondateur de Grospixels) et Guillain Mejane aka Ecstasy du site [Nes pas ?] sur les sujets qu’ils maîtrisent peut-être le mieux (l’un sur la série Project Gotham Racing et son rapport ambigu avec l’environnement urbain – qui d’autre que Laurent en sait autant sur PGR ? ; l’autre sur la représentation de la ville dans les jeux oldies, sujet âprement débattu sur le forum de [Nes pas ?])

Julien Annart (Thezis), un autre pilier du site Grospixels, est devenu un contributeur régulier des Cahiers et a profité du numéro pour entamer un dialogue extrêmement riche avec son copain architecte, Georgios Maillis. « Qu’est-ce qu’une ville en jeu vidéo ? », soit l’énorme chantier soulevé par cet article, qui ne vous laissera pas indifférent avec un ton polémique un peu inhabituel chez cet habitué de la prose mesurée.

Les marginaux angoissants de Street of Rage comme la place du foyer familial dans les RPG japonais, en passant par les liens entre la culture SF et les jeux vidéo, Mirror’s Edge et Skate, sont également au menu de ce numéro très pop.

Comme toujours, nous n’avons pas lésiné sur les formes et les couleurs mais cette fois-ci nous sommes allés plus loin : graffitis, coups de peinture, tâches de sang, fragments cachés de Streets of Rage, bulles de comics, rafales de billets de banques, trajectoires labyrinthiques ; histoire que ce numéro reflète du mieux possible un horizon paradoxal hanté par nos cauchemars urbains et nos désirs de street culture."

Tony Fortin